Edition 2000 – Les temps de l’homme, des religions, du temps et de l’univers

De tout temps, l’homme s’est posé des questions sur le monde dans lequel il vit, sur lui-même et sur son évolution, à l’approche du troisième millénaire en l’an 2000, l’occasion est rêvée de faire le point et de s’interroger sur tous ces sujets qui sont autant de mystères. L’objectif sera de retracer le formidable voyage q u’ est celui de l’humanité.
le colloque sera ainsi structuré selon les quatre composantes essentielles de ce voyage : le temps de l’homme, le temps des religions, le temps du temps et le temps de l’univers.
Chacunes de ces conférences-débats réuniront des érudits et spécialistes de premier plan qui sont les auteurs d’ouvrages de référence dans la collection Découvertes Gallimard. Ils nous feront bénéficier de leurs savoirs complémentaires et de leurs points de vue approfondis sur les sujets abordés s’attachant à rendre leurs discours accessibles à tous.
De plus, la réflexion sera collective grâce aux questions que le public sera encouragé à poser.

 

Vendredi 8 décembre – 10h à 13h

L’homme constitue de toute évidence le premier débat de ce colloque : mystère de ses origines, de son évolution, de la naissance et du développement des civilisations. Lors de ce débat sera abordée l’ incroyable odyssée qui est celle de l’homme depuis ses origines.
Quelle était la vie des premiers hommes ? A quelles interrogations est encore confrontée aujourd’hui la science paléanthropologique ? Quelles avancées et nouvelles questions a suscité la doctrine évolutionniste de Darwin ? Autant de mystères que les érudits présents s’attacheront à présenter pour initier le public à ces questions complexes.

Intervenants
Jean-Pierre Mohen, conservateur général du patrimoine, docteur d’Etat en préhistoire, il est depuis 1992 directeur du laboratoire de recherche des musées de France.
Bernadette Menu, directeur de recherche au CNRS (Montpellier 1), égyptologue.
Patrick Tort, philosophe, linguiste, théoricien des sciences biologiques et humaines, chercheur au CNRS, il dirige l’institut Charles Darwin International.

Vendredi 8 décembre – 15h30 à 18h

Les premières ébauches de réflexion métaphysique se sont manifestées à travers les cultes funéraires apparus il y a 100.000 ans. Depuis, les religions se sont développées et diversifiées, mais le phénomène religieux constitue toujours un mystère fondamental qui, quelle qu’en soit son expression, correspond à une demande essentielle de l’homme. On peut se demander également si le phénomène religieux est en recul aujourd’hui.
L’apparente remise en cause de la religion témoigne certainement d’une volonté d’humanisation : peur des fanatismes, refus des dogmes et des rigidités du culte, dé.sir d’un rapport plus personnel au divin …. Le débat s’orientera vers les questions existentielles de l’homme qui sont loin d’avoir disparues.

Intervenants
Anne-Marie Delcambre, professeur d’arabe, docteur du 3ème cycle en islamologie et docteur d’Etat en droit.
Pierre Gibert, docteur en théologie, docteur ès lettres et sciences humaines (histoire) et docteur en littérature comparée, il a enseigné l’exégèse biblique à la faculté de Lyon. Directeur de la revue recherches de sciences religieuses depuis 1988, il enseigne aussi l’exégèse biblique à la faculté du centre Sèvres à Paris.
Pierre-Marie Beaude, spécialiste de la littérature juive ancienne et des premiers textes chrétiens, il est actuellement professeur de littérature biblique a l’université de Metz.

Samedi 9 décembre – 10h à 13h

D’où vient notre besoin de structurer le temps selon un calendrier ? Pourquoi divisons-nous le temps en semaines de 7 jours, en mois de 30 jours , etc … Le temps familial : le temps moyen d’une génération est aujourd’hui de 25 ans et étant donné la rapidité avec laquelle les modes de vie évoluent, on tend de moins en moins à reproduire le modèle parental.
Pour autant, les hommes n’ont pas abandonné les références au passé familial même si le travail généalogique remplace aujourd’hui la tradition de transmission orale de l’histoire des ancêtres.
Le temps du 20e siècle : c’est le temps de notre mémoire, et aussi celui de l’image. 
Quel sera le temps de demain ? Le passé n’est plus pour nous une référence. Quant à l’avenir, il se limite le plus souvent au futur immédiat. Aussi est-il intéressant de s’interroger sur ce que sera le temps demain: il est certain d’ores et déjà qu’en disposer devient un luxe ! Et quoi qu’il en soit, la dimension primordiale qu’est le temps sera vraisemblablement toujours vécue comme un mystère.

Intervenants
Jacqueline de Bourgoin, agrégée de géographie et maître de conférence à l’institut d’études politiques de paris. 
Emmanuel de Boos, professeur à la faculté libre de Saint-Malo, il est généalogiste successoral et spécialiste de  l’histoire médiévale.
Michel Pierre, agrégé d’histoire, licencié d’histoire de l’art et d’archéologie, il est aujourd’hui directeur général des affaires culturelles de la ville de Bordeaux.

Samedi 9 décembre – 15h30 à 18h

De tout temps, les hommes ont été fascinés par les mystères du cosmos dont la connaissance représente une quête jamais achevée et toujours en mouvement. Le débat s’orientera vers de multiples directions telles : 
– l’échelle du temps qui est celle de l’univers, sans commune mesure avec celle de l’homme.
– les liens entre astronomie et astronautique : par quelle démarche l’homme est il passé de la situation contemplative d’observateur du ciel à celle beaucoup plus pragmatique d’explorateur de l’espace ?
– l’importance de l’imaginaire dans l’avancée  des conquêtes spatiales. Le rêve a joué un rôle essentiel dans les progrès réalisés dans la connaissance de l’espace. La science-fiction, notamment, témoigne de la formidable curiosité humaine et anticipe maintes découvertes. Malgré toutes les avancées réalisées en astronomie et astronautique, le cosmos représente toujours un passionnant mystère à l’aube de ce troisième millénaire.
L’univers évolue en effet vers une complexité toujours plus grande et présente plus que jamais des défis à l’humanité.

Intervenants
Géraldine Naja, diplômée de l’école polytechnique, de l’école nationale supérieure des techniques avancées et de l’institut d’études politiques de Paris, elle est membre de l’European space agency depuis 1987.
Alain Dupas, spécialiste de l’aérospatiale et des industries de l’information, titulaire d’un doctorat d’Etat en physique, il est actuellement chargé de mission pour la prospective auprès de la direction   de  la  stratégie  du CNES.
Jean-Pierre Verdet, licencié de mathématiques et docteur ès sciences, il a dirigé le département d’astronomie fondamentale de l’observatoire de Paris pendant plus de 20 ans.